L’association

L’Association Les Matrikas est née de la nécessité et de l’urgence de faire bouger les lignes en matière de droits à la parentalité, afin que les lois qui régissent notre société puissent (enfin !) être en adéquation avec ses évolutions et son temps. Les Matrikas est une association citoyenne, qui milite pour l’égalité d’accès à la santé reproductive et la non-discrimination dans les droits à la parentalité, par des actions terrain, de plaidoyer et de communication sur l’ensemble du territoire. 

Au commencement… 

Le déclencheur de notre mouvement, c’est bien évidemment le projet de loi relatif à la bioéthique !
Cela faisait 10 ans que les gouvernements successifs promettaient l’ouverture de l’aide médicale à la procréation à toutes les femmes, et la préservation de leur fertilité sans aucune discrimination : 10 ans, autant dire, une éternité !
2019, le projet de loi est enfin sur la table. L’opinion est acquise, les planètes sont alignées. Mais après plusieurs milliers d’amendements, plus de 20 mois de débats parlementaires,… retour à l’envoyeur : en février 2021, le Sénat supprime l’ouverture de la PMA pour toutes et l’autoconservation des gamètes, en dehors de tout motif médical !

Combien d’espoirs martyrisés, combien d’histoires empêchées pendant ces longs mois, et quel recul, quel recul pour notre société !
Les Matrikas est né de ce dernier ras-le-bol. Parce que nous ne nous retrouvons pas dans les combats de chapelle, parce que pour nous, l’égal accès à la santé reproductive et l’ouverture des droits à la parentalité pour tous ne doit pas être un militantisme de communautés, nous avons souhaité créer un mouvement global, ouvert et citoyen.

Il y a urgence à agir, pour ne plus laisser le destin de dizaines de milliers de familles aux tergiversations dépassées de quelques-uns.

Pourquoi est-ce important ?

Il ne s’agit pas là d’un caprice mais d’une évidence : la société évolue ! 

  • Le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels sont permis depuis 6 ans
  • Presque ¼ des familles sont monoparentales aujourd’hui
  • L’âge moyen du premier enfant est passé de 28,8 ans en 1994 à 30,8 ans en 2020, et non, ce n’est pas toujours un choix !
  • La crise sociale et sanitaire que l’on traverse a fait reculer la natalité de 13%, montrant que la procréation n’est pas qu’un enjeu privé ou de santé intime… mais bien un enjeu de société !

Mais les lois relatives à la santé reproductive et à la parentalité, elles, n’évoluent pas ou peu…

  • L’aide médicale à la procréation sera bientôt ouverte aux couples lesbiens et aux femmes célibataires mais le système français n’est pas encore opérant
  • Le don de gamètes (homme ou femme) est largement insuffisant et l’importation de gamètes issus de l’étranger reste illégale
  • La santé reproductive n’est toujours abordée que d’un point de vue curatif et non préventif
  • L’adoption d’un enfant pour une personne célibataire est légalement possible mais dans la réalité, impossible

Pourtant, nous avons « l’égalité » au fronton de toutes nos mairies. Pourtant, nous aimons nous penser le pays des Lumières. Pourtant, notre système de santé est parmi les plus performants du monde.

Concernant la PMA, que demandons-nous ? 

  • La possibilité de bénéficier de gamètes provenant de banques de sperme et d’ovocytes étrangères ;
  • La mise en place de campagnes massives pour les dons de gamètes partout en France, dès l’application de la loi ;
  • L’ouverture d’une réflexion plus large sur le nombre et l’accès des centres de recueil et de préservation des gamètes ;
  • La non destruction des gamètes anonymes au 1er septembre 2022 (utilisation jusqu’à épuisement des stocks) afin que de la PMA pour toutes puisse réellement être accessible.