L’association

L’Association Les Matrikas est née de la nécessité et de l’urgence de faire bouger les lignes en matière de droits à la parentalité, afin que les lois qui régissent notre société puissent (enfin !) être en adéquation avec ses évolutions et son temps. Les Matrikas est une association citoyenne, qui milite pour l’égalité d’accès à la santé reproductive et la non-discrimination dans les droits à la parentalité, par des actions terrain, de plaidoyer et de communication sur l’ensemble du territoire. 

Au commencement… 

Le déclencheur de notre mouvement, c’est bien évidemment le projet de loi relatif à la bioéthique !

Cela fait 10 ans que les gouvernements successifs promettaient l’ouverture de l’aide médicale à la procréation à toutes les femmes, et la préservation de leur fertilité sans aucune discrimination : 10 ans, autant dire, une éternité !

2019, le projet de loi est enfin sur la table. L’opinion est acquise, les planètes sont alignées. Mais après plusieurs milliers d’amendements, plus de 20 mois de débats parlementaires,… retour à l’envoyeur : le Sénat supprime l’ouverture de la PMA pour toutes et l’autoconservation des gamètes, en dehors de tout motif médical !

Combien d’espoirs martyrisés, combien d’histoires empêchées pendant ces longs mois, et quel recul, quel recul pour notre société !

Les Matrikas est né de ce dernier ras-le-bol. Parce que nous ne nous retrouvons pas dans les combats de chapelle, parce que pour nous, l’égal accès à la santé reproductive et l’ouverture des droits à la parentalité pour tous ne doit pas être un militantisme de communautés, nous avons souhaité créer un mouvement global, ouvert et citoyen.

Il y a urgence à agir, pour ne plus laisser le destin de dizaines de milliers de familles aux tergiversations dépassées de quelques-uns.

Pourquoi est-ce important à nos yeux ?

Il ne s’agit pas là d’un caprice (comme certains peuvent encore le penser !), mais d’une évidence : la société évolue ! 

Le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels sont permis depuis 6 ans

Presque ¼ des familles sont monoparentales aujourd’hui

L’âge moyen du premier enfant est passé de 28,8 ans en 1994 à 30,8 ans en 2020, et non, ce n’est pas toujours un choix ! 

La crise sociale et sanitaire que l’on traverse a fait reculer la natalité de 13%, montrant que la procréation n’est pas qu’un enjeu privé ou de santé intime… mais bien un enjeu de société ! 

Mais les lois relatives à la santé reproductive, elles, n’évoluent pas… 

L’aide médicale à la procréation est toujours réservée aux couples hétérosexuels souffrant d’infertilité

La santé reproductive n’est toujours abordée que d’un point de vue curatif et non préventif

Le don de gamètes (homme ou femme) reste largement insuffisant 

Il est impossible de préserver ses ovocytes si on est une femme célibataire en bonne santé

Pourtant, notre système de santé est parmi les plus performants du monde

Pourtant, nous avons « l’égalité » au fronton de toutes nos mairies

Pourtant, nous aimons nous penser le pays des Lumières

Que demandons-nous ? 

  • L’accès à la PMA pour toutes et à l’autoconservation de leurs ovocytes sans discrimination aucune
  • La mise en place de la prévention dans la santé reproductive : sortir des sempiternelles actions de communication qui ne pèsent que sur les femmes et sont culpabilisantes (« vous voulez un enfant ? pensez-y maintenant… »), pour proposer une véritable politique publique de santé : des RDV remboursés par la sécurité sociale pour évaluer sa santé reproductive, même sans projet parental et la possibilité de préserver sa fertilité quand cela est encore possible ; 
  • Des campagnes efficaces de valorisation des dons de gamètes hommes et femmes, pour que la PMA ne soit pas seulement un droit mais un processus réalisable en France ; 
  • L’accès à l’adoption pour tous ! Légalement, cela est déjà en place… mais dans les faits, une personne célibataire ne peut pas adopter.